“En touchant le sol, en sentant la ville, en humant la poussière, en croisant les regards… On comprend que la seule personne sur laquelle on peut compter est nous-même. »

affiche-finale_0

Après nous avoir livré son premier documentaire « Les enfants de la nuit » tourné dans le nord de l’Ouganda, la cinéaste Rachel-Alouki Labbé nous présente ce deuxième documentaire qui s’inscrit au cœur d’une trilogie visant à explorer ce qui est de naître, vivre, survivre et mourir dans des milieux hostiles à la vie.

VOIR L’INVITATION AU LANCEMENT DU 30 OCTOBRE 2009

Désert de Croix, filmé en 2009 dévoile une réalité peu connue du Mexique, plus précisément celle de Ciudad Juarez « le berceau du féminicide mexicain » qui ne cesse de croître sous l’emprise de la corruption et des cartels de drogue des plus puissants des Amériques.

Désert de Croix, est une histoire d’horreur, une histoire étouffée par le gouvernement mexicain et même ceux de l’ALENA. Juarez est une histoire qu’on esquive car elle pourrait vraisemblablement ternir à tout jamais la beauté et la réputation des plages mexicaines…

« Ici ce n’est pas des photos de chiens et de chats perdus que l’on croise mais bien celles de jeunes filles.”

Les organisations non gouvernementales menacées de mort.

Une seule organisation pour le droit des femmes est restée malgré les menaces de morts, Nuestras hijas de regreso a casa garde le fort mais jusqu’à quand. Depuis 1993, aucun meurtre n’a été puni. Des milliers de disparues, des milliers de femmes d’assassinées…

desert2 Juarez tue et s’entretue. À force de corruption, de drogues et de trafic d’enfants, de viol et de torture de femmes, Juarez a réussi à se hisser au rang de la ville la plus dangereuse au monde. De nuit, de jour sous le soleil brûlant, les meurtres les plus sordides se dessinent, les plus horrifiants sont ceux des femmes, jeunes filles et fillettes. Elles disparaissent sous les yeux des autorités qui n’y accordent pas la moindre importance.

Une situation qui ne devrait pas être si étrangère au Canada…

Les policiers, l’armée mexicaine, les narco trafiquants, les meurtriers sont tous entremêlés et partagent des liens privilégiés. Somme toute, ensemble ils ne font que faire gonfler la matrice et les chiffres constituant la plus grosse plaque tournante de trafic humain et le plus gros cartel des Amériques.

IMG_0397-low Des milliers d’enfants et d’adolescents qui veulent retrouver leurs parents au nord restent pris aux frontières mexicaines et tentent de survivre dans l’univers des «maquiladoras» et dans celui de la prostitution forcée et de la drogue, des coyottes qui s’en serve comme passeurs.

Les «maquiladoras», sont ces entreprises multinationales qui profitent des taux de production et de rémunération très bas et sous les normes. Elles ont depuis des années bafoué les droits humains et singulièrement le droit des femmes. Ces entreprises qui sont du Canada, Des Étas-Unis, d’Europe sont aveugles devant ce fléau de meurtres …

Le Canada vient d’accepter comme Ambassadeur Mexicain nul autre que Barrio Terraza l’ancien gouverneur du Chihuahua, celui qu’on accuse de négligence politique et humaine. Depuis l’entrée en vigueur des accords de l’ALÉNA en 1994, la situation de Juarez et de nombreuses autres villes frontalières se sont aggravées terriblement. Bien que le Mexique soit signataire de nombreuses conventions qui régit le droit des femmes tout comme la convention onusienne de Belem do Para, ces droits ne sont nullement respectés, ils sont ignorés et violés.

“J’ai peur de vivre depuis que maman n’est plus là”

Naître, vivre, survivre au Mexique sur la route de la ruée vers l’or…

desert1

CRÉDITS:
Format : HD

Durée : 120 minutes
Production et Réalisation : Rachel-Alouki Labbé
Assistante à la réalisation : Martine Breuillaud
Images et son: José Lozano Garcia
Musique : Pascal Quoquochi-Sasseville
Montage : Rachel-Alouki Labbé
Mixage sonore : Daniel Marsolais

Version originale espagnole, sous-titrée en Français
Maison de production : Alouki films projeks inc.

PARTENAIRES:

logos-vesion-films