Depuis toute petite Rachel-Alouki se promène avec des appareils photos, une caméra super 8 et raconte des histoires à travers ses images. Elle s’est rendue rapidement compte que les Premières Nations du Québec étaient méconnues des non-autochtones… L’idée de sensibiliser les gens d’une façon positive sur son monde lui est venu naturellement depuis ce jour, et surtout depuis le conflit à OKA-Kanesatake.
Rachel-Alouki Labbé est une femme énergique et entraînante, passionnée et passionnante, qui ne rêve à rien de moins que de changer le monde ou presque! Elle s’amuse à semer partout dans la province la passion pour la création de films et parle, avec sensibilité, des différentes communautés autochtones. À travers ses films, cette diplômée en communications cherche à faire taire les préjugés et surtout à mettre en valeur et à faire connaître la force des Premiers Peuples.
À ses yeux, le rapprochement passe par la connaissance mutuelle. «Il faut prendre le temps d’apprendre à connaître les autres, leur culture, leur réalité. C’est en les comprenant qu’on peut accepter les différences et les ressemblances». Elle a réalisé plusieurs documentaires en territoire autochtone diffusés sur APTN, Radio Canada et Canal vie, et a réalisé pendant 4 ans l’émission Quand passe la cigogne, diffusée sur Canal Vie, en plus de participer aux tournées de la Wapikoni mobile de l’Office National du Film et être formatrice pour l’émission La course de la grande Tortue diffusée à Aptn et Canal D. Elle travaille présentement au développent d’un long-métrage fiction autochtone grâce à l’appui de Téléfilm Canada. Elle dirige la maison de production Alouki films Projeks depuis maintenant 5 ans. Son tout récent film Les enfants de la nuit, tourné en Ouganda lui a valu le Prix TÉLÉDIVERSITÉ remis à TVA en mai 2008, ce prix est attribué à un individu ou à un organisme ayant contribué de façon remarquable au développement et à l’intégration des communautés culturelles dans les médias. Les enfants de la nuit, qui présente avec émotion et sensibilité les très difficiles conditions dans lesquelles les femmes Ougandaises donnent naissance. Elle repart sous peu au Mexique chez les femmes autochtones du Sud qui vivent les pires atrocités humaines possibles à Ciudad Juarez à la frontière des Etats-Unis… La condition des femmes et des enfants la préoccupe au plus au point dans les communautés et à travers le monde. Les derniers films fictions produits par Alouki films projeks en témoignent, ils serviront d’outils pour Femmes autochtones du Québec et Le conseil de la santé et services sociaux des premières nations. Dénoncer, donner une voix à ceux qui en ont le plus besoin…. Afin de leur donner accès à la dignité et aux droits humains.